lundi 9 mars 2015

Pelleteur de Nuages je suis...

L’image intemporelle semblait s’être directement incarnée depuis la glaise.

C'était un peu comme si cela avait surgi de la poussière cosmogonique qui soudain serait mouillée par les eaux de sa propre matrice.
    La formation de nouveaux corps célestes l’attestait : une ombre inquiétante allait bientôt s’accoupler à la Lumière…

*


   Si je vous montre quelquefois l'image claire d'un obscur poète de "quatre sous" au tempérament  de plume bien trempé, il est à reconnaître en cela que je passerai aussi pour être un trublion râleur quelque peu déjanté. Mais c'est avant tout en rêveur, que je crois à ma manière à des vertus depuis longtemps dépassées. Cela s'explique peut-être par le fait que j'aime participer à des compagnonnages imaginaires. Lesquels seraient cependant jugés libertins par d’autres qui s’y aveugleraient. Mais chacun qui se dira poète y saura voir autrement qu'eux le doux scintillement virginal des "belles théories". Celles-là mêmes, qui se trouvent affichées, non pas, en pleine page des revues ordinaires, mais secrètement calligraphiées sur la tranche méticuleusement dorée des feuillets qui composent, jour après jour, le grand livre de notre vie terre-à-terre lorsqu'elle s'amourache de celle cosmique. 

3 commentaires:

  1. Poète tu es et poète tu en es l'incarnation cher Robert! Ton monde imaginaire est celui que plusieurs d'entre nous construisons à coup d'idées prometteuses! Plaisir de te lire à nouveau!

    RépondreSupprimer
  2. D'une très grande poésie en effet. De superbes mots en évocations très sensibles.

    RépondreSupprimer
  3. Merci, c'est très aimable à vous!
    Et tant pis si de nos jours on n'écrit plus guère sa propre autobiographie romancée de cette façon...

    RépondreSupprimer