L'oiseau touche la vague du bout de son aile!
Taquinerie? Désir de rapprochement?
La marée descend et des roches éparpillées surgissent les unes après les autres comme autant de têtes reprenant leur souffle. Je suis témoin du vent qui soulève la vague et conjugue, tel un maestro, la musique marine.
L'horizon est percé par une bouée rouge indiquant la voie maritime.
Un imposant paquebot pointe le nez en direction de Montréal sur ce fleuve large comme une promesse, contenu entre des parenthèses côtières chapeautées de coquets villages.
Le ciel offre des fenêtres montées en neige, des îles longues et transparentes, des entrées secrètes invitant le rêveur à faire un détour.
La plage se dévoile lentement, comme une mariée pudique, laissant quelques ruisselets déverser encore leur contenu vers la grande surface aqueuse, dans des zigzags et des brillances de métaux précieux!
Le propriétaire d'un chalet aux couleurs délavées tond l'herbe déjà haute et repue de chlorophylle. Juillet demande qu'on s'active sur les terrains!
L'astre suspendu diffuse une ombre fraîche sous les grands conifères presque immobiles.
Je devine une dame à demi-assoupie, visage sous le bras, bien enroulée dans son hamac.
Pendant que la grève blafarde laisse poindre des herbes aux têtes inclinées, telles d'élégantes demoiselles filiformes ondulant sous les ailes du vent, je ressens une présence suprême recouvrir les lieux.
Hélène Gonthier
Tous droits réservés.
12 juillet 2016.
Ce site de création libre a comme simple objectif de laisser libre court à notre imagination. Il répond aussi à un besoin criant d'écrire! Si vous désirez y contribuer, écrivez le dans les commentaires et nous communiquerons par courriel avec vous!
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mardi 12 juillet 2016
dimanche 27 décembre 2015
Pour le reste, ils n'ont pas l'temps...
Beaucoup voient sans voir, promenant leur regard
distraitement. Ils parlent de la pluie et du beau temps!
Pour le reste, n'ont pas l'temps!
Et la cheminée fait des volutes, jamais les mêmes...
La neige a du rose sur les joues...
L'oiseau s'approche, mais a peur de toi...
Parfois, les secondes ont les pieds pesants
pendant que la lumière fait briller la glace
nonchalamment...
La nuit a le regard profond dans les bois...
Le chien frissonne de joie lorsque tu arrives...
Les montagnes ont des hanches, des ventres, des bras...
Le grand fleuve coule en paix malgré le froid qui le contraint...
Le vent se donne des ailes pour soulever un chapeau...
Un étroit chemin conduit au promontoire...
Un pont a toujours les pieds dans l'eau...
On s'endort avec le désir de se reprendre le lendemain...
La pluie s'amuse, frappe et glisse sur le toit, même en hiver...
Un enfant porte des chaussures trop grandes, un autre
se boutonne en jaloux...
Un visage irradie le bonheur, un autre soupire...
Une nappe voudrait manger les miettes de pain séché...
Le jardin fait des promesses...
Un livre vous appelle à l'aide...
Une rivière vous invite sans hésiter...
Je devine la fatigue qui te traverse, je reçois ton silence
qui parle...
Le crépuscule distribue des secrets violets sur le dessus
des collines...
Le regard est un trésor vivant de la vie éveillée.
distraitement. Ils parlent de la pluie et du beau temps!
Pour le reste, n'ont pas l'temps!
Et la cheminée fait des volutes, jamais les mêmes...
La neige a du rose sur les joues...
L'oiseau s'approche, mais a peur de toi...
Parfois, les secondes ont les pieds pesants
pendant que la lumière fait briller la glace
nonchalamment...
La nuit a le regard profond dans les bois...
Le chien frissonne de joie lorsque tu arrives...
Les montagnes ont des hanches, des ventres, des bras...
Le grand fleuve coule en paix malgré le froid qui le contraint...
Le vent se donne des ailes pour soulever un chapeau...
Un étroit chemin conduit au promontoire...
Un pont a toujours les pieds dans l'eau...
On s'endort avec le désir de se reprendre le lendemain...
La pluie s'amuse, frappe et glisse sur le toit, même en hiver...
Un enfant porte des chaussures trop grandes, un autre
se boutonne en jaloux...
Un visage irradie le bonheur, un autre soupire...
Une nappe voudrait manger les miettes de pain séché...
Le jardin fait des promesses...
Un livre vous appelle à l'aide...
Une rivière vous invite sans hésiter...
Je devine la fatigue qui te traverse, je reçois ton silence
qui parle...
Le crépuscule distribue des secrets violets sur le dessus
des collines...
Le regard est un trésor vivant de la vie éveillée.
Matin offert à même la grandeur.
Chaque morceau de champ se recouvre de blanc
Neige oblique du nord-est
Poudrerie dans l'oeil petit
Neige qui donne des qualificatifs au jour
se soulevant hardiment
Murmure à travers les flocons:
Remue-toi!
Un rond dessiné sur le sol, deux yeux, un sourire:
Petit tableau qui raconte ce qui est vivant
Matin offert à même la grandeur
Matin donné entièrement pour transformation
à travers la vie coulante
Neige oblique du nord-est
Poudrerie dans l'oeil petit
Neige qui donne des qualificatifs au jour
se soulevant hardiment
Murmure à travers les flocons:
Remue-toi!
Un rond dessiné sur le sol, deux yeux, un sourire:
Petit tableau qui raconte ce qui est vivant
Matin offert à même la grandeur
Matin donné entièrement pour transformation
à travers la vie coulante
L'oiseau
Je vole où bon me chante.
Je chante mélodie sur mélodie.
Dis-tu que je prie?
Je prie oui... dans mes accords.
J'accorde du temps à l'espace...
Je passe oui... et je vis vraiment.
M'entends-tu?
Je chante mélodie sur mélodie.
Dis-tu que je prie?
Je prie oui... dans mes accords.
J'accorde du temps à l'espace...
Je passe oui... et je vis vraiment.
M'entends-tu?
vendredi 25 décembre 2015
J'espère un hiver !
Ce soir, la pleine lune de Noël roule en boule
dans les nuées mouvantes.
Elle fait la ronde dans les dortoirs du ciel
pendant que décembre en tenue printanière avance vers janvier
pour lui souhaiter la bonne année....
et que j'espère vent, poudrerie, congères!
mardi 15 décembre 2015
L'opéra de mes initiatives
Le vent est un baryton qui souffle des notes puissantes
et graves lesquelles résonnent au plus profond de ma cabine corporelle.
Mes oreilles repèrent des accords familiers, je m'active à travers leur musique.
L'opéra de mes initiatives joyeuses emplit l'air et l'espace de ma cabane,
de concert avec le spectacle de l'ordinaire.
L'harmonique de la partition voyage à travers l'infiniment petit et me rassure
quant à l'infiniment grand.
et graves lesquelles résonnent au plus profond de ma cabine corporelle.
Mes oreilles repèrent des accords familiers, je m'active à travers leur musique.
L'opéra de mes initiatives joyeuses emplit l'air et l'espace de ma cabane,
de concert avec le spectacle de l'ordinaire.
L'harmonique de la partition voyage à travers l'infiniment petit et me rassure
quant à l'infiniment grand.
vendredi 4 décembre 2015
Flocon éphémère
C'est en levant la tête vers le ciel que j'ai aperçu
ces mouvements délicats dans un précipité incroyable!
Une espèce de spectacle à grand déploiement...
une descente en chute libre!
Les flocons semblent pratiquer une danse folklorique,
une valse il me semble, à moins que ce ne soit un ballet
d'inspiration viennoise!
Ça voyage léger un flocon, mais ça déménage tout de même!
Je remarque que les particules déambulent
dans un laisser-aller qui ressemble à une forme de confiance,
celle de recouvrir peu à peu les chemins, les terres, les eaux,
celle de réjouir le cœur des enfants nordiques.
dans un laisser-aller qui ressemble à une forme de confiance,
celle de recouvrir peu à peu les chemins, les terres, les eaux,
celle de réjouir le cœur des enfants nordiques.
Partout! Les flocons s'insinuent partout...
Les voitures portent des chapeaux, les mitaines se recouvrent
d'une épaisseur moite, les ruisseaux ont la chair de poule
et sur les branches des arbres, une pelure molletonnée
recouvre l'écorce en pictogrammes fondants.
et sur les branches des arbres, une pelure molletonnée
recouvre l'écorce en pictogrammes fondants.
Les brins d'herbe en concertation ont conservé la chlorophylle
dans un mutisme parfait!
dans un mutisme parfait!
Tout vit sous le couvert refroidissant...La neige est un agent de blanchiment!
La terre change de saison tout à coup et
Québec doit se vêtir chaudement.
Québec doit se vêtir chaudement.
La parade duveteuse poursuit sa descente et la musique est discrète,
appelant une mélodie intérieure, particulière et individuelle.
Le marcheur s'arrête, présente la paume de sa main,
observe le dépôt et la mort subite du flocon éphémère.
observe le dépôt et la mort subite du flocon éphémère.
Ses pensées rejoignent un concept d'impermanence puissant et
devant la suite ininterrompue des petits cristaux,
il remercie la vie se déployant dans ce mouvement gracieux,
fragile et émouvant.
il remercie la vie se déployant dans ce mouvement gracieux,
fragile et émouvant.
La beauté respire ici, en ce moment béni.
samedi 14 novembre 2015
Féeries subtiles
La forêt danse dans un mouvement gracieux,
déployant les troncs jusqu'aux cimes.
La troupe entière des ballerines courbe l'échine,
balançant de longs bras filiformes dans une fluidité
à nulle autre semblable.
Je salue ce ballet poétique, diffuseur d'harmonie céleste bienfaisante.
Ici le déroulé du temps s'effectue sans heurts, les arbres sont
devenus des métronomes thérapeutiques accueillant tout élan intérieur
teinté de nostalgie salvatrice.
Dans l'esthétisme des mouvements répétés, les danseuses aux pieds prisonniers
chorégraphient pourtant un spectacle imposant, révélateur,
proclamant de réelles louanges...
et avec la complicité du vent, elles libèrent toute la créativité
de leur propre genre.
La force puisée au sol circule et emplit tout l'espace boisé
à travers leur formes manifestées.
La sève, sublime nourricière, se transforme et en hauteur perceptible,
diffuse d'agréables parfums rejoignant bientôt les féeries subtiles.
Hélène Gonthier
tous droits réservés
14 novembre 2015
Hélène Gonthier
tous droits réservés
14 novembre 2015
mercredi 11 novembre 2015
Existe-t-il....
Existe-t-il un aiguisoir de la perception des choses ?
Une prière pour appeler la Beauté à reconstruire le monde ?
Un mantra pour recoller les morceaux de promesse ?
Un message à décoder dans le givre de nos fenêtres intérieures ?
Existe-t-il des mots thérapeutiques à extirper de nos bouches ?
D'authentiques fruits de terroir à distribuer ?
Un sens véritable à donner à nos vies ?
Une prière pour appeler la Beauté à reconstruire le monde ?
Un mantra pour recoller les morceaux de promesse ?
Un message à décoder dans le givre de nos fenêtres intérieures ?
Existe-t-il des mots thérapeutiques à extirper de nos bouches ?
D'authentiques fruits de terroir à distribuer ?
Un sens véritable à donner à nos vies ?
dimanche 8 novembre 2015
Je reste ici.
Je me suis invitée dans les bois, déroulant une pensée derrière l'autre,
en changeant les projets, en chantant les possibles.
Puis j'ai opté pour un coup de gouvernail, traversé la voie ferrée,
bifurqué vers un champ déployé, marché sur son dos croustillant.
Les pâturages sont en attente, plus rien ne se passe.
Novembre est un étal désert.
Ici le ciel respire, c'est large, une mer d'herbe couchée, battue.
Au loin la montagne arrondie épouse un nuage dans un silence d'église.
Se questionnent-ils sur une quelconque poursuite du bien-être?
Je décélère le rythme, un oiseau fait la roue, s'invente des exercices
entre les rais de soleil.
Le temps peut bien s'enfuir, se hâter sans fin... moi je reste ici.
en changeant les projets, en chantant les possibles.
Puis j'ai opté pour un coup de gouvernail, traversé la voie ferrée,
bifurqué vers un champ déployé, marché sur son dos croustillant.
Les pâturages sont en attente, plus rien ne se passe.
Novembre est un étal désert.
Ici le ciel respire, c'est large, une mer d'herbe couchée, battue.
Au loin la montagne arrondie épouse un nuage dans un silence d'église.
Se questionnent-ils sur une quelconque poursuite du bien-être?
Je décélère le rythme, un oiseau fait la roue, s'invente des exercices
entre les rais de soleil.
Le temps peut bien s'enfuir, se hâter sans fin... moi je reste ici.
lundi 2 novembre 2015
C'est une journée qui promet.
Les bourrasques ont désormais tout pris ce que les arbres retenaient.
Une flopée de couleurs déménage!
Des feuilles encore frémissantes se retrouvent amoncelées au sol;
un poids de pluie froide les recouvre et les retient au sol.
Ma forêt dénudée cherche à l'intérieur de ses troncs sentinelles la chaleur nécessaire pour traverser l'hiver... Elle semble condamnée au manque ou conditionnée par lui.
L'hiver est une saison de repos et de sobriété pendant laquelle la nature inspire à fond et remercie avant de redonner.
Quelle réforme pourrait davantage m'enjoindre à regagner mon petit temple intérieur?
Ce matin, longue marche en humant l'air frais qui rend rouge le nez pendant que mon garagiste préféré installe les pneus à neige...
Je me rends au petit aéroport du village, désert!
J'ai l'impression d'être la seule à profiter de la beauté environnante...
Le ciel est un tableau mouvant qui se déplace plus vite que moi.
Une feuille morte fait du jogging en traversant la rue et bondit dans le fossé, refuge hivernal.
Je reviens sur mes pas...
Le vent me contre, s'infiltre dans les mailles de mes mitaines.
La chair du chemin se fige lentement et forme une croûte jacassant sous les pas.
Un homme fend du bois dans sa cour arrière. Son geste est précis, un habitué des poêles à bois!
Une belle corde se voit former, les rondins attendront là avant de rejoindre la cave.
Un geai bleu crie de sa voix de rockeur, me fait sourire sous le foulard! C'est une journée qui promet...
Une flopée de couleurs déménage!
Des feuilles encore frémissantes se retrouvent amoncelées au sol;
un poids de pluie froide les recouvre et les retient au sol.
Ma forêt dénudée cherche à l'intérieur de ses troncs sentinelles la chaleur nécessaire pour traverser l'hiver... Elle semble condamnée au manque ou conditionnée par lui.
L'hiver est une saison de repos et de sobriété pendant laquelle la nature inspire à fond et remercie avant de redonner.
Quelle réforme pourrait davantage m'enjoindre à regagner mon petit temple intérieur?
Ce matin, longue marche en humant l'air frais qui rend rouge le nez pendant que mon garagiste préféré installe les pneus à neige...
Je me rends au petit aéroport du village, désert!
J'ai l'impression d'être la seule à profiter de la beauté environnante...
Le ciel est un tableau mouvant qui se déplace plus vite que moi.
Une feuille morte fait du jogging en traversant la rue et bondit dans le fossé, refuge hivernal.
Je reviens sur mes pas...
Le vent me contre, s'infiltre dans les mailles de mes mitaines.
La chair du chemin se fige lentement et forme une croûte jacassant sous les pas.
Un homme fend du bois dans sa cour arrière. Son geste est précis, un habitué des poêles à bois!
Une belle corde se voit former, les rondins attendront là avant de rejoindre la cave.
Un geai bleu crie de sa voix de rockeur, me fait sourire sous le foulard! C'est une journée qui promet...
mercredi 4 mars 2015
Donner/Recevoir
Donner le ton
Prendre le temps
Voguer sur les rêves
Agir s'il le faut
Sourire sans trop
Dérouler la journée
Autant que la joie
Imaginer le meilleur
Dessiner demain
Ouvrir la fenêtre
Penser mieux
Parler peut-être
Seulement si
Jeter un oeil sur le soleil
Continuer
Prendre le temps
Voguer sur les rêves
Agir s'il le faut
Sourire sans trop
Dérouler la journée
Autant que la joie
Imaginer le meilleur
Dessiner demain
Ouvrir la fenêtre
Penser mieux
Parler peut-être
Seulement si
Jeter un oeil sur le soleil
Continuer
dimanche 7 décembre 2014
De l'enfance, j'ai gardé...
De l'enfance, j'ai gardé l'espoir du merveilleux !
Mes rides au front se creusent lentement.
Je fuis dans les extrapolations du futur,
niant le présent...
De l'enfance, j'ai gardé l'espoir du meilleur !
Les déceptions envahissantes et tenaces révèlent pourtant
leur présence...
Est-ce un contre-poids obligatoire ?
Mes bras accueillants soulèvent le poids du jour
en grommelant d'inconscience.
Le nouveau programme cligne de l'oeil...
Je ne vois rien.
J'ai, de l'enfance, le souvenir grisant...
d'un château à construire.
Mes rides au front se creusent lentement.
Je fuis dans les extrapolations du futur,
niant le présent...
De l'enfance, j'ai gardé l'espoir du meilleur !
Les déceptions envahissantes et tenaces révèlent pourtant
leur présence...
Est-ce un contre-poids obligatoire ?
Mes bras accueillants soulèvent le poids du jour
en grommelant d'inconscience.
Le nouveau programme cligne de l'oeil...
Je ne vois rien.
J'ai, de l'enfance, le souvenir grisant...
d'un château à construire.
Tu me prends de court!
L'hiver se raconte dans des notes graves en étirant les ombres sur la neige...
À travers le froid cru d'une journée simple,
chaque geste emmitouflé retrouve sa place et sa résonance.
L'inquiétude qui me parcourt se diffuse en ondes discrètes faisant
des ronds creux dans l'épais manteau scintillant.
La parole intérieure devient silence...
Un sentiment de bien-être intense installe ses pénates.
Puisse-t-il perdurer...
On parle de saison morte...
Je sens pourtant le décor harmonieux dans lequel je me fonds...
Hiver! Tu me prends toujours de court !
À travers le froid cru d'une journée simple,
chaque geste emmitouflé retrouve sa place et sa résonance.
L'inquiétude qui me parcourt se diffuse en ondes discrètes faisant
des ronds creux dans l'épais manteau scintillant.
La parole intérieure devient silence...
Un sentiment de bien-être intense installe ses pénates.
Puisse-t-il perdurer...
On parle de saison morte...
Je sens pourtant le décor harmonieux dans lequel je me fonds...
Hiver! Tu me prends toujours de court !
mercredi 22 octobre 2014
Feuille morte de ma pensée convulsive.
Tourne dans ma tête, tourbillonne,
étourdis-toi, perds l'équilibre....
assomme-toi et reste par terre...inanimée,
le temps que je m'enfuis!
Feuille morte de ma pensée convulsive
je t'interdis de me tuer.
étourdis-toi, perds l'équilibre....
assomme-toi et reste par terre...inanimée,
le temps que je m'enfuis!
Feuille morte de ma pensée convulsive
je t'interdis de me tuer.
Rêve nouveau.
Puisse le sablier du temps
s'interroger sur sa fluidité
et appeler tous ses grains de sable
à former un caillot de particules éveillées
afin de construire un rêve nouveau
et le déposer au pied de mon mouvement intérieur.
s'interroger sur sa fluidité
et appeler tous ses grains de sable
à former un caillot de particules éveillées
afin de construire un rêve nouveau
et le déposer au pied de mon mouvement intérieur.
Temps en poche!
Sauras-tu prendre le temps par la peau des fesses,
le placer bien au fond de ton sac à main
et fuir à grandes jambes vers l'horizon
pour mieux saisir l'ambiguité de la vie
et son côté éphémère ?
le placer bien au fond de ton sac à main
et fuir à grandes jambes vers l'horizon
pour mieux saisir l'ambiguité de la vie
et son côté éphémère ?
vendredi 19 septembre 2014
Poids Plume
Ma vie s'enfarge dans l'encrier
La plume trop légère pour mes mots
Deux, Trois Frappes sur le papier
Un Poids lourd démissionne
samedi 17 mai 2014
L'air s'inventant l'aile!
Bientôt le Vent se redresse et souffle où il veut,
distribuant à p'tits prix ses élans nerveux.
Force invisible cependant si intense,
Maestro se déploie dans une exubérance.
Son corps large et long fait larmoyer les yeux,
de ses mains puissantes, il décoiffe les cheveux.
Tu reviens sur tes pas, il te pousse dans le dos,
te fait croire qu'il est tard, soulève ton manteau.
Marcheur se croit à l'abri, longeant un tunnel,
l'imbroglio se poursuit, l'air s'inventant l'aile!
Qu'importe la saison, Vent se porte et ventile,
des éléments il demeure le plus volatile!
distribuant à p'tits prix ses élans nerveux.
Force invisible cependant si intense,
Maestro se déploie dans une exubérance.
Son corps large et long fait larmoyer les yeux,
de ses mains puissantes, il décoiffe les cheveux.
Tu reviens sur tes pas, il te pousse dans le dos,
te fait croire qu'il est tard, soulève ton manteau.
Marcheur se croit à l'abri, longeant un tunnel,
l'imbroglio se poursuit, l'air s'inventant l'aile!
Qu'importe la saison, Vent se porte et ventile,
des éléments il demeure le plus volatile!
Un an de plus.
Je sais bien qu'il s'agit tout au plus d'un chiffre,
et les chiffres ne sont que des peccadilles,
mais celui qui s'annonce gronde à l'horizon.
J'ignore ce qu'il espère dans cet accoutrement.
Bougon, fatigué, il n'a pas bonne mine,
peut-être s'est-il arrêté, reprend-il son souffle,
est-il contrarié?
Néanmoins, je le pressens à vue.
Impatient, il tape du pied, vérifie l'heure.
Il pourrait flâner à loisir, passer son tour, se rendre ailleurs.
Je me cacherais au grenier s'il se décidait à venir,
s'il osait me chanter "Ma chère Hélène, c'est à ton tour"
Mais les chiffres sont fidèles et se collent à la peau.
Le costaud arrive, mine de rien, ragaillardi.
Il frappe à la porte, une carte à la main.
Je n'entends rien.
et les chiffres ne sont que des peccadilles,
mais celui qui s'annonce gronde à l'horizon.
J'ignore ce qu'il espère dans cet accoutrement.
Bougon, fatigué, il n'a pas bonne mine,
peut-être s'est-il arrêté, reprend-il son souffle,
est-il contrarié?
Néanmoins, je le pressens à vue.
Impatient, il tape du pied, vérifie l'heure.
Il pourrait flâner à loisir, passer son tour, se rendre ailleurs.
Je me cacherais au grenier s'il se décidait à venir,
s'il osait me chanter "Ma chère Hélène, c'est à ton tour"
Mais les chiffres sont fidèles et se collent à la peau.
Le costaud arrive, mine de rien, ragaillardi.
Il frappe à la porte, une carte à la main.
Je n'entends rien.
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