lundi 1 septembre 2014

Lueur


 

Mon regard c’est posé

Sur l’âme d’une vieille serrure

Doucement frêle et cassée

Elle me Souffla la visite...    D’un  parfum bégayant

 

Le tableau figé de mes instants

Fût séduit par cet arôme

D’Inspirations, d’Expiations, d’Exultations

Naquis des bourgeons…     Maladroitement vivants

 

J’ai souris d’instinct à la noirceur

La chatouillant sous ses larges péchés

Elle n’aura pas refuge, en moi

Jamais, Jamais, j’aimais… Mon Horizon s’invite

vendredi 29 août 2014

Pensées Pendues


La Guillotine plus blanche que sang

Censure le vide

Le bourreau plus obscur que sale

S’enrage, cherche, tâte

Mais ne décèle pas ma tête

 

Ma gueule plus affligé que noir

S’hameçonne en moi, en moé, piégé

 

Un viscère en armure délavé

Un nœud d’estomac encré sur ma jugulaire

Une rate grignoteuse de foie

 

Une légion d’incisive ferraille

L’Émoi ou le Jugement

La Logique ou la Bêtise

 

Verdict à la finale : Rien

Reins en peines

Cœur en sus

Cervelle en charpie

jeudi 28 août 2014

Voie d'accès à sens unique

Poussière à portée de main sur la voie de mon accès publique
Barbouille en nuage le visage de mon regard
Je dessine le gris de mon aura
Sur le ourlet de ma coiffe éthérée de néant vagabond

Voie effrénée
Voie partagée
Voie en berne 
Voie désertée

Isolé dans ma demeure 
Bordure de route en répit
J'assaille mon ennui de mille calamités
La questionnant sur sa vaine nécessité

Voie réservée
Voie prioritaire
Voie des airs
Voie ferrée

Tapis de neige sur le noir du pavé
Jonche mes tristes pensées de givre
Glaçant mes effrois 
D'un blanc oubli

Voie rapide
Voie prioritaire
Voie terrestre
Voie d'évitement

Frise en déconfiture
Scelle l'envi de mon demain emmuré
Fissurant la vrille de mon chemin de vie
D'une rupture nouée à sa perte








mercredi 27 août 2014

Trop noir...

Quand pleurent les meurtrissures de mes dédales, s'ouvre sous mes pieds une descente sans fond. Criant l'amertume de la condition, l'écho du silence étouffait mes plaintes mourantes sans avoir même vu leur naissance. Reclus dans l'ombre de ma perte, le fleuve de ma vie glissait vers sa perte de son assèchement. Errant dans les rives devenus désormais des déserts à perte de vue, le miroir de mon déclin  reflétait bien ma chute. En souffle insuffisant, mon âme en péril se rendit et se perdit dans les décombres de mes épaves. En demeurant, seule ma carcasse en perte de consistance s'affichait en vestige de mes dernières mémoires, jusqu'à plus rien.

mercredi 30 juillet 2014

Pourquoi tant...

Voir dans le silence de nos mots
Une terre en friche de latence
Écart entre labour et semence
Assèche mes yeux de tout espoir

Germe en peine
Culture en dépit
Terre en apnée de donner
Terre en perte de raison d'être

Pourquoi donc, tant d'honneur
Pourquoi donc, tant de fierté
Pourquoi donc, se voiler
Pourquoi donc, s'emmurer

Parce que, trop à perdre...
Parce que, trop de gagner...
Parce que, vérité trop forte à nier...
Parce que, le silence réconforte...

Mais pourtant, pourtant
Dans le vide d'un entre-nous
Meurt sans fontaine
La graine de notre demain...



samedi 5 juillet 2014

Dyade

Quand le vide, sous la place qu'il occupe
Taraude le temps, son allié des longueurs du soir
Union de fait galvanisant duel épique
Provoque parfois,  un combat maintes fois mené
Affrontement interne de nos deux morales

Dyade unifiée
Poussant la porte de la nécessité
D'être soi-même uniquement ou du encore...
D'être en quête d'occupation...

L'un force à l'action afin de faire taire la conscience
Provoquant ainsi l'arrêt de réfléchir par l'agir

Tandis que l'autre, ouvre la porte à l'angoisse nouvellement créée
Forçant dialogue obligé de l'essence de qui nous sommes réellement

lundi 30 juin 2014

Tandis que...

Essence en pleurs sur un lit de noir

Celui qui est mort sans oser y vivre

Tombera bien bas, au delà de son néant

Tandis que

Quand la mer berce l'enfant dans son socle naissant,

Ondes en Neptune du roi torrent

Il participe aux cycles de l'intérieur 

Vagabondant dans l'esprit libre de son être

Alors, autant... autant vivre en mourant d'avoir vécu



samedi 21 juin 2014

Falsification

Les œillères de nos mensonges voilent les facettes de nos angles morts négligés et ce par la certitude d'être la vérité...

jeudi 5 juin 2014

Hier encore...

Hier, sous les plis de ma conscience nouvellement éveillée
Morcellement de mon être en dépit de ma fragile volonté
J’ai sombré dans le gouffre en appétit de son propre festin
Perte de repère sur une carte vierge encore à tracer de mon travers

Comment aurais-je pu, simplement, m’y opposer
Simplement, m’y opposer

Descente dans mes enfers sur un tapis de flamme
Les démons de mes hantises se vautraient sans ménagement
Dans le bassin à large spectre de la honte de mes regrets
Douleurs surpuissantes dans ce que je ne voulais plus voir

Comment aurais-je pu, simplement, faire autrement
Simplement, faire autrement

Film en rétrospective dans le cinéma de mon trépas
J’assistais à mon impuissance d’en relever à nouveau
Loque de ma carcasse qui n’en pouvait plus d’être humiliée
Pétrifié dans l’absence de m’en sortir, j’étais résigné

Comment aurais-je pu, simplement, lutter contre moi-même
Simplement, contre moi-même

Finalement, dans l’aube de mon déclin, une parcelle de vie
Émergeant dans le noir de sa propre lumière, l’étincelle
Minime dans son essence, elle ne tendait qu’à croître
Réconfort dans la consolation d’un otage en voie d’être libre

Comment aurais-je pu, simplement, être autrement, sinon qu’être
Simplement, sinon qu’être
Sinon que simplement, Être


mercredi 4 juin 2014

Simplement

Pour qu'étincelle devienne lumière,
simplement...
La nourrir de nos meilleures intentions