vendredi 12 septembre 2014

Jadis

Sous un parfum d'autrefois
Caresses maternelles en mémoire
Je nostalgie...


mercredi 10 septembre 2014

Automne de son éveil

Nuage en aurore mordoré sur une veille de jour
Ciel qui  étend ses premiers rayons sur les landes endormies
Miroir en écueil sur l'étang de brouillard à mes côtés
Je cueille le moment de mon présent

Feuilles en peine se divorçant de son arbre porteur
Valsent dans leur chute élégante
Pavant le sol de leur or teinté
Dressant le pas de la route à suivre

Récoltes en abondance
Coiffent les champs à tondre de leurs fruits
Portant richesse de bonté
Au cœur des amoureux du labour

Deuil d'une chaleur qui s'étiole
Contraste en contradiction
Transition d'un entre-deux
Sous le charme de cette beauté

Bonheur en route de mon exil
Je tremble de froid sur le givre en devenir
L'automne en lueur d'avenir à bout portant
M'obligeant à me couvrir davantage que moins

mercredi 3 septembre 2014

Rumeur


Debout, immobile n’attendant que la levée du rideau

La rumeur rougis
À la fois d’engouement mais au plus de mesquineries

Dans le giron des coulisses, gargouillent d’impatience des orgueils boutonneux,

des insécurités qui louchent, des meilleurs en pot, en cruche

Coup de Balai…

Ascension du voilage…

Mutisme…

Des oreilles se gonflent, se dilatent

Des yeux s’éventrent

Des bouches se cul de poule

Le ragot se racle la gorge, savoure son moment  et Clame :

‘’La vieille tout croche qui niche au coin de la rue des moissons, ben y parait quel a un énorme trou a place du derrière  pis que son fils  aurait vu le jour par-là!’’

L’audience abasourdi cria à l’infect de ce marmot descendu par la croupe.

Les gueules grinçaient

Les moutons aboyaient d’entendre cette dure vérité.

Au moment où le ouï-dire allait faire sa courbette, une main tapota sa fierté.

C’était la vieille tout croche.

Coup de théâtre…

Mutisme…

Elle leva ses guenilles jusqu’au niveau des hanches, enligna son popotin vers sa visée et aspira la rumeur dans sa trouée gigantesque.

Mutisme…

lundi 1 septembre 2014

Lueur


 

Mon regard c’est posé

Sur l’âme d’une vieille serrure

Doucement frêle et cassée

Elle me Souffla la visite...    D’un  parfum bégayant

 

Le tableau figé de mes instants

Fût séduit par cet arôme

D’Inspirations, d’Expiations, d’Exultations

Naquis des bourgeons…     Maladroitement vivants

 

J’ai souris d’instinct à la noirceur

La chatouillant sous ses larges péchés

Elle n’aura pas refuge, en moi

Jamais, Jamais, j’aimais… Mon Horizon s’invite

vendredi 29 août 2014

Pensées Pendues


La Guillotine plus blanche que sang

Censure le vide

Le bourreau plus obscur que sale

S’enrage, cherche, tâte

Mais ne décèle pas ma tête

 

Ma gueule plus affligé que noir

S’hameçonne en moi, en moé, piégé

 

Un viscère en armure délavé

Un nœud d’estomac encré sur ma jugulaire

Une rate grignoteuse de foie

 

Une légion d’incisive ferraille

L’Émoi ou le Jugement

La Logique ou la Bêtise

 

Verdict à la finale : Rien

Reins en peines

Cœur en sus

Cervelle en charpie

jeudi 28 août 2014

Voie d'accès à sens unique

Poussière à portée de main sur la voie de mon accès publique
Barbouille en nuage le visage de mon regard
Je dessine le gris de mon aura
Sur le ourlet de ma coiffe éthérée de néant vagabond

Voie effrénée
Voie partagée
Voie en berne 
Voie désertée

Isolé dans ma demeure 
Bordure de route en répit
J'assaille mon ennui de mille calamités
La questionnant sur sa vaine nécessité

Voie réservée
Voie prioritaire
Voie des airs
Voie ferrée

Tapis de neige sur le noir du pavé
Jonche mes tristes pensées de givre
Glaçant mes effrois 
D'un blanc oubli

Voie rapide
Voie prioritaire
Voie terrestre
Voie d'évitement

Frise en déconfiture
Scelle l'envi de mon demain emmuré
Fissurant la vrille de mon chemin de vie
D'une rupture nouée à sa perte








mercredi 27 août 2014

Trop noir...

Quand pleurent les meurtrissures de mes dédales, s'ouvre sous mes pieds une descente sans fond. Criant l'amertume de la condition, l'écho du silence étouffait mes plaintes mourantes sans avoir même vu leur naissance. Reclus dans l'ombre de ma perte, le fleuve de ma vie glissait vers sa perte de son assèchement. Errant dans les rives devenus désormais des déserts à perte de vue, le miroir de mon déclin  reflétait bien ma chute. En souffle insuffisant, mon âme en péril se rendit et se perdit dans les décombres de mes épaves. En demeurant, seule ma carcasse en perte de consistance s'affichait en vestige de mes dernières mémoires, jusqu'à plus rien.

mercredi 30 juillet 2014

Pourquoi tant...

Voir dans le silence de nos mots
Une terre en friche de latence
Écart entre labour et semence
Assèche mes yeux de tout espoir

Germe en peine
Culture en dépit
Terre en apnée de donner
Terre en perte de raison d'être

Pourquoi donc, tant d'honneur
Pourquoi donc, tant de fierté
Pourquoi donc, se voiler
Pourquoi donc, s'emmurer

Parce que, trop à perdre...
Parce que, trop de gagner...
Parce que, vérité trop forte à nier...
Parce que, le silence réconforte...

Mais pourtant, pourtant
Dans le vide d'un entre-nous
Meurt sans fontaine
La graine de notre demain...



samedi 5 juillet 2014

Dyade

Quand le vide, sous la place qu'il occupe
Taraude le temps, son allié des longueurs du soir
Union de fait galvanisant duel épique
Provoque parfois,  un combat maintes fois mené
Affrontement interne de nos deux morales

Dyade unifiée
Poussant la porte de la nécessité
D'être soi-même uniquement ou du encore...
D'être en quête d'occupation...

L'un force à l'action afin de faire taire la conscience
Provoquant ainsi l'arrêt de réfléchir par l'agir

Tandis que l'autre, ouvre la porte à l'angoisse nouvellement créée
Forçant dialogue obligé de l'essence de qui nous sommes réellement

lundi 30 juin 2014

Tandis que...

Essence en pleurs sur un lit de noir

Celui qui est mort sans oser y vivre

Tombera bien bas, au delà de son néant

Tandis que

Quand la mer berce l'enfant dans son socle naissant,

Ondes en Neptune du roi torrent

Il participe aux cycles de l'intérieur 

Vagabondant dans l'esprit libre de son être

Alors, autant... autant vivre en mourant d'avoir vécu