lundi 3 août 2015

Abandon en borne de route

Le pavé de sa fuite pulsait
Au travers de son cœur en déroute.
L'âme en peine de souffrir davantage
Pressait le pas vers l'inconnu.
Le ciel de sa nuit, toile vierge de noir et de blanc,
Peuplait sa perte à présent.

Comment survivre à la douleur de gris s'abreuvant à sa douleur?
Maudire le destin n'en revient qu'à se maudire soi-même...
Perle de nacre sur un naufrage une larme esseulée, 
À jamais, tombera pour elle seule.

Aux creux de sa main moite, sa valise marron pendait.
Lourde et pourtant vide.
Elle portait le poids de sa rupture.

Tourments en abondance
Tournant en perte de vie,
Elle pleurait sa route en devenir
Car seule à présent
Seule et sans étreinte

Morte en elle ce goût de vivre
Elle céda aux abords de sa route
Et ne plus avancer de peur de tomber
À nouveau...

Sur la poussière de son néant
Jaillit alors,
Des miasmes de son trépas
Une borne en stèle de grès
Ornée de fleurs s'extrayant des gravas
En corolle de jaune, une douce ancolie.




4 commentaires:

  1. On ressent très bien toute la douleur et la lassitude à travers ces superbes mots superbement imagés et au final, sur le chemin, tous les possibles sont permis par ce signe providentiel ! CASQUETTE BIEN BAS pour ces vers émouvants et plein d'espoir !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Gente Dame de ces bons mots et de vos lectures fidèles! Je l'apprécie énormément!

      Supprimer
  2. j'ai bien senti le vide laissé de ce départ .Les larmes me sont venus sans vraiment comprendre pourquoi.. probablement la vie, l'existence et l'amour. xxx

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'espère simplement que vous larmes ont séchés à présent et que l'été vous berce vers de belles émotions! Merci encore !

      Supprimer