dimanche 8 novembre 2015

Je reste ici.

Je me suis invitée dans les bois, déroulant une pensée derrière l'autre,
en changeant les projets, en chantant les possibles.  

Puis j'ai opté pour un coup de gouvernail, traversé la voie ferrée, 
bifurqué vers un champ déployé, marché sur son dos croustillant.
Les pâturages sont en attente, plus rien ne se passe.
Novembre est un étal désert.
Ici le ciel respire, c'est large, une mer d'herbe couchée, battue.

Au loin la montagne arrondie épouse un nuage dans un silence d'église.
Se questionnent-ils sur une quelconque poursuite du bien-être?
Je décélère le rythme, un oiseau fait la roue, s'invente des exercices 
entre les rais de soleil.

Le temps peut bien s'enfuir, se hâter sans fin... moi je reste ici.

3 commentaires:

  1. Vivre le moment que nous désignons du coeur comme du doigt nous le fait apprécier davantage! Merci pour cette fenêtre dans votre journée!

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  2. Comme si on y était ni plus ni moins, j'ai senti les effluves de la forêt et c'était un vrai bonheur ! CASQUETTE BIEN BAS pour la pertinence des vers !!

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