mercredi 30 novembre 2011

lundi 28 novembre 2011

Les douze meilleures!

Son petit mot était à l'envers!

Nuit étendue, fatiguée de sa journée.
Lune blanche, franche, comme oeil fixe.

Préoccupée par la qualité du contenu.
Que contiens-tu donc en-dedans de toi?

Tout est bref et se dissout.

L'incessant chant des criquets me soûle!
Des histoires vraies qui font douceur.
Les enfants aiment les cailloux porte-bonheur.

Habile musique a modifié les humeurs!
Sans ailes, je vole vers toi!

Je préfère me contenter du meilleur!

Quand on perd ses parents.

Quand on perd ses parents,
on peut décider de vieillir à son tour, comme un défaitiste,
ou avoir une attitude différente envers le temps qui reste.

Il est possible de rester jeune dans
sa façon de voir la vie, dans la poursuite d'idéaux, 
l'amélioration de soi, la réalisation de projets multiples,
le sourire qu'on porte au miroir,
dans le courage aussi.
En faisant place à l'humour, en riant de soi, en remerciant
pour la beauté tout autour, pour les fleurs, le vin, le confort,
le travail, les amis, les enfants, la santé, les nouveaux défis, 
les surprises...
Moi, ça me déride de remercier!

Le temps présent sur le chemin de la vie semble me confier
des jours heureux.

Chaque instant est un cadeau!




Jeune!

On se sent jeune
tant et aussi longtemps
qu'on a ses parents!
Les vieux, ce sont eux, pas nous.
Quand on les perd,
ça change la donne.
On sent que la grande roue tourne!


Comme le dit un ami:  "Tic Tac Tic Tac....

samedi 26 novembre 2011

À l'aube d'un été


  • ...Croître et grandir ne se fait pas toujours avec grâce et élégance. C'est ainsi que je la vois pour l'instant. Elle poursuit l'ascension vers une autonomie que je ne suis pas encore en mesure d'accepter. Elle se transforme au rythme des occasions qui se présentent. Elle est toujours aussi fragile mais gagne en assurance. Elle profite encore du support de son entourage. Autour d'elle on voit et anticipe l'avenir. Son chemin est déjà tracé même si elle ne le veut et ne peut encore l'entrevoir. Mais pourtant le changement s'effectue à contre rythme malgré elle. Elle s'épanouie et devient plus belle, d'une beauté différente de ce qu'elle était lorsqu'elle avait encore à peine émergée. Certaine partie se ramifie et la prépare mais n'est pas encore en éveil ni prête à la proche étape qui sera déterminante pour elle. Dur et triste réalité de la roue qui tourne. Tinte le tintement du sable qui égraine le temps qui lui est allouée. Elle est en mode préparation. Elle, parmi les autres, les autres parmi elle. Qui pourra prédire si elle sera choisi pour la suite des évènements. Elle se sent différente mais pourtant elle suit les autres qui sont comme elle. Elle devra se distinguer et former sa propre unicité. Elle commence à vouloir se faire attirante même si elle ne peut encore fleurir...

D'un cycle vers un autre


  • Je la vois, elle tourne et tourne sans aucune pause. Je la vois progresser, elle avance ou plutôt évolue, progresse, avance lentement. Elle ne pense à personne, car elle est sans âme mais pourtant elle nous entoure et ne fait aucune exception. Tic Tac et les grincements des rouages tournent et tournent lentement et patiemment. Plus la roue tourne plus les mécanismes s'activent vers une voie que nul ne contrôle. Elle et seulement elle en a le contrôle. Elle est programmé pour être et être seulement...

Nostalgie désuète


  • Plaisirs dépassés par la mémoire des années passées. Les gestes valorisés d'antan n'ont plus la même connotation aujourd'hui. Signe évident que l'on se doit d'évoluer avant de s'enliser dans l'idéation des actions posées dans le passé. Est-ce là une définition de la progression et de la maturité?

vendredi 25 novembre 2011

Le sentier de la pensée.

Ma tête par-dessus son épaule, j'observe la petite main tenir le crayon.
Quelques lettres déambulent sur l'étroit trottoir du cahier
On dirait une jolie dentelle déroulée lentement. La fillette s'applique à 
joindre les lettres entre elles afin de former des mots, de nouveaux mots!

Elle soulève le crayon, se relit, efface, recommence à tracer minutieusement.
Les a et les o sont bien ronds. Les l et les t, tout élancés. Elle ajoute les points
sur les i et le e pour une amie! Son index sur la feuille blanche marque
l'espace de doigt obligatoire entre chaque mot. Elle s'applique, je le vois bien!

Je la sens découvrir le visage-papier de la parole, celui que l'on nomme "écriture".
Chaque mot qu'elle prononce, qu'elle répète dans sa tête, peut s'écrire, peut prendre
forme.  Elle cherche les bonnes lettres pour chaque mot entendu. Dans quelques 
semaines, elle lira couramment et écrira des phrases complètes. Son petit cahier 
comme une histoire. Je suis émue devant la capacité et la rapidité d'apprentissage 
de mon élève.

Le sentier de sa pensée s'élargit peu à peu pour devenir un vrai chemin de paroles,
qui à son tour, pourrait bien fréquenter le grand chemin de l'écriture, celui qui
fait don de mots sur le papier!

mardi 22 novembre 2011

Excès d'humanité...


  • J'ai du mal à comprendre. Qu'est-ce qu'être humain envers les autres? Est-ce de comprendre les comportements des autres afin d'en avoir une vision objective ? C'est selon moi une vision obligatoire. Mais ce que j'observe le plus souvent, c'est que comprendre une situation c'est davantage, c'est excuser un comportement, souvent inacceptable, sous prétexte que l'on comprend le pourquoi de sa manifestation.

dimanche 20 novembre 2011

Soliloque.

Non, mais ils pourraient pas arrêter de m'regarder, puis de m'poser des questions!
Comme si j'avais l'goût de leur parler, moi.  J'suis bien dans mon monde. Personne
à qui répondre... La paix!  J'flotte dans mes rêves, toute seule sur mon nuage!
Après souper, j'vais aller dans ma chambre, puis là, j'vais m'étendre à plat ventre
sur mon lit, à côté d'la fenêtre.  J'aime regarder par la fenêtre.  Personne autour.
Juste moi.  Ils vont parler en bas dans la cuisine, ils vont s'inquiéter, ils s'inquiètent
tout l'temps... J'sais pas pourquoi!  J'm'en fous, j'suis bien toute seule!

L'attente.

Tout mijote à la cuisine.
Émilie se regarde dans le miroir, replace une mèche derrière l'oreille, se
déplace lentement vers la salle à manger.  Elle ouvre son armoire, cueille la grande
nappe blanche brodée, se retourne à demi et d'un geste familier, gonfle le tissu qui
s'étend sur la table longue.  Machinalement, elle s'arrête, vérifie l'heure. 
Ses pas la portent vers le stéréo pour choisir une musique, une musique qu'ils
apprécieront. Se retrouvant distraitement devant le vaisselier, elle retire couverts
et ustensiles et les dépose à intervalles réguliers autour de la table, ajoute les verres
de cristal.  Le vin rouge repose dans la carafe.  Elle regarde par la fenêtre, personne
à l'horizon.  Seule, Émilie prend place à la table impeccable.  La musique emplit 
toute la pièce.  D'une main tremblante, elle se sert à boire.  Elle comprend qu'ils 
ne viendront pas.

Edgar.

Edgar est un mélomane fatigué.
Il en a marre de toutes ces émissions de radio et de télé.
Décidé à changer de vie, il s'invente un nouveau décor,
apprivoise un nouveau temps.
Comment fera-t-il pour ne pas décevoir  tous ses fidèles
auditeurs et spectateurs de Radio-Tralala?
Edgar deviendra-t-il infidèle?

Propositions.

Explorer les univers possibles illimités. Composer des pans de vie différents. 
Jouer avec de nouveaux instruments. Chanter soi-même ses compositions.
Marcher dans des sentiers inexplorés. Grimper vers des sommets imperceptibles. Laisser les peurs à la maison et tous les "je ne peux pas". 
Placer dans les bagages très peu de choses, mais
des millions de faisabilité à conjuguer.  
Avancer délicatement en laissant les vieilles lunettes, les refrains usés, 
les habitudes ancrées, les réflexes inconscients, 
les paroles irréfléchies, les ressentiments, les insultes.  
Chausser ses pieds de vigilance, d'amour, de bonne volonté.

La France.

La France agit sur moi
comme une eau tiède, comme un remède.
Elle me recouvre de ses baumes, ses effluves,
sa lumière. La France habite sous mes murs,
dessine le costume, invente le futur.
Je suis agente hospitalière.

samedi 19 novembre 2011

Symphonie


  • Pour moi, chaque mot a sa raisonnance propre tout comme les notes de musique. Ainsi, la poésie est l'art d'harmoniser les mots en une symphonie mélodieuse si douce à nos oreilles. Elle sait nous faire rêver tout comme elle est peut nous faire pleurer.

Je ne suis plus...

Je ne suis plus pressée d'agir,
ni de penser, ni de défendre
des théories, des perceptions.
Il ne m'est plus souhaitable d'embellir
quelques atouts, des arguments,
ainsi prétendre de cette façon
être meilleure ou importante!

Papa...

Papa, si tu voyais le ciel ici,
avec son infini, son bleu, son gris,
si tu marchais dans les ruelles
sur les pavés de vieilles tommettes...
usés tellement comme des cuvettes,
si tu sentais dans les restau,
les moules, les pâtes, les petits plats,
se briseraient en un seul coup
toutes tes coquilles de protection,
tous tes appuis, tes munitions.


Hanté par soi-même


  • Mon âme est en réalité un fantôme. Parfois il me guide mais parfois il me hante.

Médecine actuelle


  • Que signifie, de nos jours, l'expression se soigner? C'est simple, seulement de masquer les symptômes apparents!

vendredi 18 novembre 2011

Rêve

Déposées les chamailles,
rêve blanc, rêve doux.

J'ai perdu les batailles,
rêve vrai, rêve fou.

Un séjour hors du temps,
rêve  doux, rêve blanc.

Souvenirs et secrets,
rêve fou, rêve vrai.

Les sapins de Noel

J'ai vu les grands sapins
se tenir par la main
et marcher en forêt 
du soir au matin.

J'ai senti les sapins
aux arômes divins
et touché de mes doigts
les aiguilles avec soin.

J'ai goûté à la gomme
de façon économe.
Il me reste dans la bouche
une essence, un arôme.

J'ai entendu des plaintes,
dans le vent, des complaintes.
C'est Noël et on vient
les couper sans contraintes.

jeudi 17 novembre 2011

Fausse croyance


  • Si une panacée existait vraiment, il n'y aurait que des monopoles et que des concurrents charlatans. 

Histoires à la une.

Savoir que le balancier revient toujours...

Éveiller l'imagination pour animer les rêves...

Le jour était imbibé de nuit!

Le jour pointe, marque-t-il un point?

Naître à chaque matin sans douter aucunement.

Vertige d'amour cherche son parachute lentement.

Ouvrir l'étroite porte de l'instant présent.

Vouloir vivre sur terre à sa manière.

Incognito chante a cappella en catimini!

Cultiver un jardin, avoir un avenir.

L'effervescence folle d'un horaire de métropole!

J'ai froid de mon été rompu.

Tout à coup, le déclic s'est fait!

Girouette cherche le sens du vent.

Un oiseau, deux ailes, cinq voyelles!

mardi 15 novembre 2011

Le printemps d'une vie


  • Je la vois, ou plutôt sa tête, elle émerge à peine en quête d'air et de lumière. Elle réussit finalement à s'extirper et enfin voir le jour. Elle est toute frêle, elle pousse lentement et croît vers la lumière. Son organisme est fragile mais pourtant plein de vie et d'énergie, je la vois infatigable se mouvant au gré du soleil. À chaque jour, j'observe un changement, elle évolue vraiment et tend à devenir plus grande. C'est d'ailleurs le modèle qu'elle s'est donnée, elle veut devenir grande comme celle qui l'a fait naître. Mais elle sait qu'elle devra être patiente, son tour n'est pas encore arrivée, elle n'est pas encore prête. Seule l'innocence l'habite encore. Elle a encore tout le temps. Elle passe ses journées à profiter de la joie que le grand air lui offre. Elle pousse sans arrêt, à un rythme qu'elle ne revivra pas de toute sa petite vie, du moins pas sous cette forme. Elle sent la vie et pulse avec elle. Elle inspire l'avenir et tous s'en émerveillent. Pourtant, pourtant elle sent aussi le changement, son corps se forme vers une voie qu'elle ne connait pas encore le sens. Elle tend vers l'inévitable chemin de son destin. La raison même de son existence, de celle qui la fait naître et ce, jusqu'à la naissance même de son espèce.

dimanche 13 novembre 2011

Le dernier du lot


  • Être le dernier grain de sable du sablier. Sentir que nous sommes exactement le moment que l'on ne veut pas atteindre...ou encore le contraire.

samedi 12 novembre 2011

Réflexions du samedi matin


  • Quelle est la différence entre le mépris du prendre pour acquis et la peur de perdre ?
  • Apprendre à baisser les bras est plus qu'un exercice physique...
  • Faire entendre raison à quelqu'un c'est le convaincre que notre façon de penser est mieux que la sienne!

mardi 8 novembre 2011

L'évolution

  • Comment arrive le changement, quel en est sa source? Par qui ou par quoi est-il mû? Pouvons-nous y contribuer en tant que tendance ou mouvement? La question mérite d'être mûrie. Je me rappelle du choc des cultures et des générations comme outil de bouleversement. Tout ce qui est nouveau heurte nos valeurs et croyances voir même l'oeil. Ceci provient de la rupture d'un visuel du déjà vu, des idées redondantes, des croyances héritées. Mais qu'arrive ensuite, une fois que l'on a été mis en contact avec cette nouveauté? Elle fait son chemin et dresse la route à la normalisation de ce qui était hors-norme. Donc, ce qui est nouveau dresse la liste des éléments qui seront la norme du demain. Le problème c'est que cette modification des mentalités ne laisse rarement place au libre-arbitre. On est ainsi envahie de nouvelle tendance sans avoir le temps d'y peser les fondements et de ses conséquences sur le quotidien. S'anéantisse alors les barrières du bon sens au profit de l'exotisme alléchante.

Transition


  • Comment se fait une transition d'un coup de coeur à un autre. Ce changement de cap ne se fait jamais sans heurt et il arrive que le doute nous fasse vaciller entre les deux options soit le statu quo et le changement. Il arrive souvent que la rupture se produise exactement au moment où l'on doit s'accrocher à notre nouvelle voie. Alors, serait-ce possible que ce malaise provoqué par cette rupture aie comme fonction de panser cette douleur par la compensation dans ce nouveau départ.

dimanche 6 novembre 2011

ce sable fin

Tel le coquillage écrasé par le poids de la bêtise,
je me transformerai,
je serai ce sable fin si doux
sous les pieds humains.

samedi 5 novembre 2011

Dilemme



  • À quoi pense celui qui doit faire régner l'ordre quand il sait que les insurgés ont raison.
  • Déchiré par la bonne conscience et le sens du devoir, il ne peut agir librement.
  • Les mains liées par le mandat délivré par ses fonctions et le coeur fendu par l'obligation d'agir dans le sens de ce même mandat.

vendredi 4 novembre 2011

Cerveaux branchés

Demi-froideur dans les cœurs solitaires
des femmes, des hommes de la terre.
Peut-on tourner la tête, faire demi-tour,
oublier ce refuge pour quelques jours?

On rêve tant de communiquer,
mais pour ce qui est d'une proximité,
on apprivoise codes et clés,
aucun secret sur les claviers.

Recherches, magasinage, courriels,
vive internet l'exceptionnel!
Sans fil, sans timbre, sans bruit,
L'humanité se croit nourrie...

Dans le ronron de nos conforts,
chacun, chacune berce l'espoir
de vivre pleinement chaque vouloir,
d'avoir en main divers savoirs.

Cerveau branché sur les réseaux,
je pousse aussi  la messagerie.
Conséquemment,  je suis ravie,
il y a moins de papeterie.

Plus le temps file et plus j'espère
utiliser mon temps de bonne manière.
Je parcours en solitaire tout l'internet,
mais quand t'es là, c'est bien plus chouette!
 
 



 

Aptitude.

Quiconque possède une aptitude à propos de l'art,
réussit à embellir et les êtres et les choses.
La vie se remet alors sur une lancée émerveillée!

Loyaux sujets.

À force de chercher quelque chose en dedans, une poésie et ses 
images animées refont surface.  Rien n'est oublié.
Entièrement présents sont les gestes artistiques, loyaux sujets,
ensevelis par moi.

jeudi 3 novembre 2011

Doute interminable



  • Je ne sais qui croire sinon que personne. Aucun point de vue ne peut réellement me satisfaire parce que tout dépend de l'angle de vue que l'on adopte. Ainsi, la notion du bien et du mal devient flou et indigeste pour quiconque essaie de le départager. On ne peut porter jugement sur le simple résultat d'une action car, qui peut réussir à saisir l'intention derrière l'action. De plus, juger de son point de vue ne peut être propre qu'à soi-même et non applicable à autrui. Alors, la résultante d'une action peut ne peut être le résultat escompté malgré l'intention initiale. Finalement, juger l'action d'autrui revient à porter atteinte aux raisonnements qu'a l'autre lorsqu'il entreprend une démarche en vue de l'atteinte d'un de ses buts.

Tic Tac Tic Tac


  • Cesser d'attendre ce qui n'arrivera jamais. Une vie d'attente ne sert qu'à cultiver la déception d'espoir vain. Saisir l'instant présent est une devise mille fois répétées mais si peu souvent appliqué. Comme si toute évidence ne sert qu'à se convaincre du contraire. Tout comme le temps qui tue, l'attente augmente la durée du temps.

mardi 1 novembre 2011

Je ne sais pas si je t'ai dit

Vient la saison engourdie,
celle dont les couleurs explosent
sur les pans de montages hautes.
Je ne sais pas si je t'ai dit
qu'au jardin, toutes les roses,
rouges et blanches se reposent,
la tête lourde d'un fruit dodu.

Vient la saison des fortes pluies,
des ramasse-tout, des manteaux gris,
celle qui souffle et souffle au visage,
pousse chevelure, dévisage.
Je ne sais pas si je t'ai dit,
cruelle bise m'euthanasie,
j'ai froid de mon été rompu.

Vient la saison de l'internat,
des bas de laine, des thermostats.
Je ne sais pas si je peux dire,
octobre, novembre, un vrai délire,
un tout plein gris de jours petits!
Mon corps grelotte le soir au lit,
Viens, bel amour, mon bienvenu.

Apporte-moi tes rêves fous,
que je les niche entre nos bras.
Nous en ferons grande saison,
et cet automne aux milles coups
de froid, de vent, de coryza
s'habillera de peaux d'oignons,
disparaîtra, fourbu, déchu.



Magnificence.

La saison est dans la magnificence.
Toutes les nuits préparent en silence les couleurs du lendemain pour que chaque matinée découvre de nouvelles traces de feu dans les feuilles lustrées. Je n'arrive pas à capter l'entière diversité des rouges et des orangers, leurs nuances, leur éclat.

Néanmoins, telle une enfant comblée de grâce, je jubile, contemplant cette féérie déployée sur la ligne d'un horizon montagneux . Laurentides et Appalaches étirent leurs corps accidentés, de chaque côté du grand fleuve de plus en plus large voulant manifester son droit de passage à la mer.

La terre

La terre est une boule bleue si petite,
elle ne tient qu'à un fil, une spirale,
celui de nos amours pour elle,
celle de nos coeurs satellites.

Qui choisit prend pire.

  • Souffrir en silence ou souffrir du silence?

Je cherche

Je cherche des mots qui chantent.
Je chante pour trouver ma voix.
Je vois bien que mon son porte!
Je porte en moi une couleur.
L'heure s'est arrêtée, se repose.
Je pose des questions, je cherche!

J'écris


J'écris pour toucher à ma vie.
Je vis dans des hauts et des bas.
Je bats la mesure comme je peux.
Je peux être femme et enfant.
J'enfante l'art et me découvre.
J'ouvre tout grand le possible.
Et la cible est immobile.
L'île m'appelle.
J'appelle en moi, j'écris!

Insomnie


Je remonte les draps jusqu'au cou,
Je couds les moutons doucement,
Je mens à la nuit qui vient,
Je viens courtiser l'insomnie,
Je nie le besoin de sommeil,
Je somme l'heure et je veille...
J'éveille des histoires dans ma tête,
Je m'entête dans l'oreiller,
Yé tard, très tard, dors là...
La poulette noire a pondu dans le soir,
Le soir penche vers le matin,
Tintamarre, marabout, bout d'cigare,
garde-fou, fou de rage... rage de dent.
Dedans le lit, je monte et remonte les draps!


Jamais satisfait


  • Souffrir de n'être que soi-même.
  • Souffrir de ne pouvoir être quelqu'un d'autre.

Humilité


  • Apprendre à reconnaître sa propre valeur sans la comparer à celle des autres.

Force émergente après le K.O.


  • À force égale, j'en subit la contre-partie.
  • Quand l'après-coup fait resurgir la nécessité du changement, le renouveau.
  • Une fois à plat, étendu de tout son long, dans l'impuissance du regret de son quotidien
  • Seulement,  vit de par la résurgence, d'un courant enfoui sous une masse journalière.
  • Luit et surgit cette vision d'un avenir sous-terrain en mal d'émerger.
  • Demain, seulement demain, j'y verrai si la résultante tant espérée est en vain arrivée.


Journée difficile...


  • Souffrir d'avoir le coeur à la bonne place.
  • En souffrir parce qu'autour celui des autres est déplacé.
  • Se faire blesser de nos bonnes intentions par la mauvaise des autres.
  • Je souffre d'incompréhension totale face à ce rapport de force déséquilibrée.
  • Pourquoi ternir ceux qui allume le quotidien des autres.
  • Serait-ce la jalousie ou le devoir de l'éteindre pour justifier leur propre noirceur. 
  • Je suis donc en quête de sens...