mardi 1 novembre 2011

Je ne sais pas si je t'ai dit

Vient la saison engourdie,
celle dont les couleurs explosent
sur les pans de montages hautes.
Je ne sais pas si je t'ai dit
qu'au jardin, toutes les roses,
rouges et blanches se reposent,
la tête lourde d'un fruit dodu.

Vient la saison des fortes pluies,
des ramasse-tout, des manteaux gris,
celle qui souffle et souffle au visage,
pousse chevelure, dévisage.
Je ne sais pas si je t'ai dit,
cruelle bise m'euthanasie,
j'ai froid de mon été rompu.

Vient la saison de l'internat,
des bas de laine, des thermostats.
Je ne sais pas si je peux dire,
octobre, novembre, un vrai délire,
un tout plein gris de jours petits!
Mon corps grelotte le soir au lit,
Viens, bel amour, mon bienvenu.

Apporte-moi tes rêves fous,
que je les niche entre nos bras.
Nous en ferons grande saison,
et cet automne aux milles coups
de froid, de vent, de coryza
s'habillera de peaux d'oignons,
disparaîtra, fourbu, déchu.



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